Chapelle castrale

Petit bijou d’architecture médiévale, la chapelle castrale, dont la construction est attribuée à Louis IX, mérite une attention particulière.

 Des éléments caractéristiques de l’appareillage et du voûtement tendent à dater sa construction entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècles. Après plusieurs remaniements aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’abandon puis le pillage de la chapelle au XIXe siècle auxquels il faut ajouter les ravages du temps, la chapelle se trouve aujourd’hui très dégradée. La toiture a disparu, les murs encore debout se fissurent, ce qui souligne l’urgence d’entreprendre une action de sauvegarde. Cette chapelle est constituée d’une nef rectangulaire prolongée par une abside semi-circulaire plus étroite. Dans son état actuel, elle possède deux niveaux. A l’étage inférieur, l’abside est couverte par une voûte d’ogive curieuse : les arcs d’ogive rayonnants viennent buter à la clef contre un épais doubleau séparant nef et chœur. Cette voûte dénote d’une façon certaine une date postérieure à la conquête du château par l’administration royale soit vers 1230. Cet étage inférieur servait de cachot au XVIIIe siècle, le culte ayant été transféré au-dessus. Au premier étage, les murs ont été apparemment entièrement remontés au XVIIIe siècle. (Jean Mesqui, Le Château de Sommières, Paris 2000) Le Printemps des Pierres a comme ambition de restaurer le bâti (toiture, façades) pour y installer un centre d’interprétation du patrimoine de l’architecture médiévale.